Publications scientifiques

Intérêt de la prise en charge ostéopathique dans le cadre de la gestion de la douleur comme traitement conservateur lors d’affection néoplasique lombaire


(publication pour l'obtention de la certification  EVSO-C en ostéopathie - 2020)

 


Dans ce cas clinique, nous avons suivi Filoute pendant trois mois, une chatte européenne stérilisée de 10 ans avec libre accès à l’extérieur et sans antécédent notable. Elle nous fût présentée par les propriétaires dans le cadre d’une boiterie du membre pelvien droit ne répondant pas à une thérapeutique allopathique. Le suivi médical de Filoute a finalement mis en évidence un processus néoplasique neural lombaire L6-L7 responsable de sa boiterie par examen IRM lombo-sacré et cytoponction à l’aiguille fine des muscles épiaxiaux régionaux (de type schwannome ou neurofibrome Plus tard des déficits neurologiques évolutif du membre pelvien droit se sont installés tel une perte de proprioception mais avec conservation de la sensibilité douloureuse associé une forte sensibilité lombaire. 


La gestion multimodale de la douleur a été l’axe de traitement essentiel de ce cas, toute thérapie curative ou palliative médicamenteuse lourde ayant été refusée par les propriétaires. Le traitement ostéopathique repose principalement sur la réharmonisation du schéma structurel et la limitation des compensations à distance pour assurer le confort de vie de Filoute avant sa dégradation trois mois plus tard et finalement son euthanasie sur demande des propriétaires. Un traitement adjuvant de phytothérapie aura aussi été prescrit. 

 ÉTUDE DES CAUSES DE RÉFORMES CHEZ LES CHIENS DE SERVICE : ÉCHANTILLONNAGE SUR 544 CHIENS DE L’ARMÉE DE TERRE DE FRANCE MÉTROPOLITAINE 

(thèse pour l'obtention du titre de docteur vétérinaire - 2020)


 Depuis la première guerre mondiale, le chien est devenu un allié indispensable à de nombreuses activités humaines à travers le monde, notamment dans le milieu des Armées. Ces chiens militaires sont tantôt des chiens de patrouille, des chiens de défense ou encore des chiens de recherches de différents matériaux (explosifs notamment). Cette étude avait pour objectif premier de faire un état des lieux de la réforme des chiens militaires au sein de l’effectif canin de l’Armée de Terre française et de déterminer les principales causes de réformes anticipée au sein de l’Armée de Terre de France métropolitaine. Une réforme anticipée était une réforme qui intervenait avant 72 mois de service et 96 mois d’âge pour le chien. Celle-ci pouvait être prononcée pour motif comportemental ou médical. Pour cela, les carnets sanitaires de 544 chiens de l’Armée de Terre de France métropolitaine réformés entre 2008 et 2013 inclus ont été analysés. Des paramètres tels que l’âge du chien à l’achat, son stade de dysplasie coxo-fémorale ou encore la réponse au test d’Ortolani à l’achat ont été inclus dans le modèle (analyse de survie multivariée) afin de déterminer si ceux-ci étaient des facteurs de risque de survenue d’une réforme anticipée. 

Les chiens de race Berger Allemand ont été réformés de manière anticipée pour motif comportemental 1,3 [1,0-1,7] fois plus rapidement que les chiens de race Berger Belge Malinois (p = 0,05), indépendamment de l’âge du chien à l’achat. Indépendamment de la race du chien, les chiens de stade de dysplasie coxo-fémorale C à l’achat ont été réformés de manière anticipée pour motif comportemental 1,8 [1,3-2,6] fois plus rapidement et pour motif médical 2,00[1,3-3,0] fois plus rapidement que les chiens de stade de dysplasie coxo-fémorale A ou B à l’achat (p < 0,01).  Indépendamment de la race et l’âge du chien militaire à l’achat, les chiens ayant un test d’Ortolani positif à l’achat ont été réformés de manière anticipée pour motif comportemental 2,0 [1,1-3,7] fois plus rapidement et pour motif médical 2,9 [1,6-5,3] fois plus rapidement que les chiens ayant un test d’Ortolani négatif à l’achat (p = 0,03). 

Ces résultats confirment l’importance de la prise en compte des résultats des tests vétérinaires réalisés à l’intégration des chiens. Il est en effet tout à fait possible que l’intégration de chiens avec un stade de dysplasie coxo-fémorale de C ou D, et/ou avec un résultat au test d’Ortolani positif entraîne un risque accru de réforme anticipée.